Semaine 41 - Livre 41

 

LA ROUTE de Cormac McCarthy

256 pages

« Ce roman vous étreint dans une émotion d’une intensité rarement atteinte dans la littérature. »

Le Point

Prix Pulitzer 2007

RESUME 

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

Ce que j'en ai pensé:   

Lecture assez pénible cette semaine, non pas dans le style (lecture fluide et agréable), mais dans le fond. 

C'est un roman à la Walking Dead, un monde post apocalyptique, un père et un fils qui luttent pour leur survie, et l'humanité qui est devenue folle.

Parce que dans ce roman, ce n'est pas la nature hostile qui fait peur, ni le froid, ni la faim, ni la perte de l'électricité et de tous nos repères. Non, dans ce roman, ce sont les hommes qui font peur.

Certains diraient que les plus forts survivent, mais ce sont surtout les plus cruels et les moins humains. Ceux qui sont prêt à tout pour survivre, y compris à renier en eux toute humanité. Il n'y a plus de règle, plus de société. C'est chacun pour soi et tous les coups sont permis. 

C'est assez terrifiant parce que parfaitement plausible; une société égoïste et prête à tout pour son propre confort au détriment des autres et de la planète. C'est loin d'être aussi improbable. Cette lecture a fait écho, je trouve, à l'actualité. Durant cette semaine ou l'on a vu des gens se battre dans les stations service pour se servir en essence, et bien nul doute qu'en cas de crise, l'homme révèlerait ce qu'il y a de pire en lui.  Pas tout le monde bien sur, mais il suffit de quelques uns. 

Et même les gentils, pour leur survie, doivent en arriver à des extrêmes. Et petit à petit, sans le vouloir, ils se transforment. C'est eux ou nous. Vraiment, la lecture du roman, c'était comme regarder The walking dead, en plus sombre, plus désespéré et plus terrifiant (alors c'est dire..)  

Sombre, désespéré et terrifiant. Voilà les mots qui résument parfaitement le roman. 

Les deux personnages sont tellement déshumanisés qu'ils n'ont même pas de nom. On les suit tout le long du roman  mais on ne sait pas comment ils s'appellent. Il y a le père, et il y a le fils. Ils ont perdu toute humanité, toute relation aux autre, toute consistance. Ils ne sont plus que des fantômes et n'existent plus vraiment. 

Même la forme du roman semble désespéré, un long tunnel sans fin. Pas de chapitre ni de découpage. Une succession de scène et de situations désespérées. Aucun espoir, à aucun moment. Il n'y a même pas de tiret dans les dialogues ni de mise en forme. J'ai trouvé que la forme faisait écho au fond, et que dans le style, on pouvait ressentir l'histoire. Comme une musique derrière les paroles d'une chanson. 

 Trop sombre pour moi et mon cœur de maman. La présence du petit garçon dans l'histoire la rend encore plus difficile, et c'était le pire. 

Je ne regarderai probablement pas le film.  

 

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Ma note
Lecture sombre et difficile