Semaine 16 - Livre 17

 

BETTY 

700 pages

 

"Voici LE grand roman américain de cette année 2020. C'est magistral. Un livre coup de poing qui va vous renseigner mieux que n’importe quel documentaire sur bien des réalités de la société rurale américaine. Un futur classique de la littérature américaine."

François Busnel, FRANCE INTER

 


RESUME 

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

 

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, sixième de huit enfants. Parce que sa mère est blanche et son père cherokee, sa famille vit en marge de la société. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père, au cœur des paysages paisibles de l’Ohio. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty découvrira le pouvoir réparateur des mots.

Ce que j'en ai pensé:   

J'ai une impression très étrange, je ne sais pas si j'ai adoré ou pas. 

 

Ce roman est très poétique, enchanteur, ensorcelant. Il est aussi d'une tristesse infinie et très pesant. 

Il est plein d'histoires enchanteresses et de beaux rêves qui montent très hauts. Puis qui s'écrasent, et se fracassent. Et nous avec. 

J'ai pleuré plusieurs fois, ce qui ne m'arrive jamais quand je lis. Une petite larme, par ci, par là, d'accord. Mais pleurer, vraiment pleurer, comme un bébé, comme une madeleine, jamais comme ça.

 

Ca fait mal. A la femme, à la maman, à la petite fille. 

Betty est comme un rêve, une chanson. On passe de la magie, à l'énervement, au dégoût. L'écriture est magnifique 

La lecture est cruelle et violente, c'est l'histoire d'une enfance qui n'en est pas vraiment une. L'innocence de l'enfance confrontée à la malveillance, la rencontre avec le mal et la souffrance. 

Betty, métisse cherokee dans les années 50 et 60 aux USA. Fille d'une fratrie de 6 enfants, d'une mère brisée par la vie, cruelle et sans pitié, d'un père poète avec une très belle âme, mais complètement aveugle sur les drames qui détruisent sa famille. Des frères et sœurs, brisés, eux aussi.  Une famille dysfonctionnelle, les silences et les tabous des abus, les deuils. 

Ca fait beaucoup pour le lecteur. 

Au départ, le père est un refuge, un bloc solide sur lequel s'appuyer dans la tempête. Il a les yeux et les mots plein de magie et c'est lui qui fait donne toute sa poésie à ce roman. C'est un altruiste, rêveur, amoureux de la nature et de sa famille. Un papa extraordinaire.

Sauf que petit à petit, il m'a carrément énervée.

Il se repli dans son monde intérieur quand il devrait en sortir. Les rêves et les histoires ne sauveront pas ses enfants. La où il aurait du agir, il n'a rien fait.  

Si vous êtes déprimés, vous aller vous jeter par la fenêtre. Et si vous ne l'êtes pas encore, patientez, ça va venir. 

Je ne sais pas si je conseille, ou pas. 

Ames sensibles s'abstenir. Petits curieux très courageux, foncez.  

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Ma note: 
 Poétique mais d'une tristesse infinie