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DEFI SAISON 3

LIVRE 57

 

Jane Eyre de Charlotte Brontë 

 762 pages  

RESUME 

Orpheline maltraitée, sans fortune et sans beauté, Jane entre comme gouvernante au manoir de Thornfield, pour s'éprendre du ténébreux Rochester, le maître des lieux. Entraînés par une passion sensuelle et une égale exigence morale, ils envisagent bientôt le mariage. Mais une présence mystérieuse hante ce domaine perdu entre landes et bruyères. Qui est cette femme, cette « folle » recluse dans une mansarde de Thornfield, qui menace leur union ?
En plein XIXe siècle, dans l'Angleterre victorienne qui voit s'éteindre les sombres lumières du roman gothique et s'étioler les vapeurs du spleen romantique, Charlotte Brontë incarne l'audacieux combat des femmes prêtes à se battre pour leur indépendance et leur liberté.

Ce que j'en ai pensé: 

Après avoir découvert Anne Brontë avec Agnes Grey, puis Emily Brontë avec Les Hauts de Hurlevent, Je découvre ici la 3e des sœurs Brontë avec ce fascinant roman.

Il retrace la vie de Jane, dans l’Angleterre victorienne du 19e siècle, de son enfance à sa vie de femme. Nous la voyons grandir, souffrir, évoluer et s’affirmer.

Orpheline mal aimée par sa tante, maltraitée par ses cousins, abandonnée dans une institution douteuse, Jane est encore très jeune et pourtant déjà très blessée par la vie. Elle aurait pu mal tourner, mais le personnage est courageux, indépendant et volontaire. L’histoire ne devient jamais triste et ni effrayante, parce que Jane ne se laisse jamais abattre. Elle puise toujours au fond d’elle les ressources pour aller de l’avant, sans jamais trahir ses convictions et sa bienveillance naturelle, et en cela je la trouve admirable.

J’ai trouvé le personnage très moderne pour un roman écrit à cette époque (écrit en 1847), et finalement assez féministe, disons-le.

J’ai évidemment adoré la belle histoire d’amour. Et oui, parce qu’évidemment Jane tombe amoureuse.  

Un amour qu’elle pensait impossible, avec un homme qu’elle pensait inaccessible et des sentiments qui ne semblaient pas partagés.

J’ai adoré voir ces deux personnages très différents, deux amoureux qui se cherchent, s’évitent, se taquinent et se bousculent. Sans langue de bois ni fausse minauderie, ils sont sincères, parfois brutaux, et c’était très beau. J’ai souffert avec eux de les voir se débattre, et tant aimé les voir se trouver.

Mon petit cœur sensible a fondu devant cette belle histoire.

Je terminerai par préciser que l'écriture est délicieuse (ou super traduction ? )

Bref, je conseille !

Ma note: 
 Très bien! 
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LES SOEURS BRONTË 

DEFI SAISON 2

Semaine 36 - Livre 37

 

AGNES GREY de Anne Brontë 

480 pages  

RESUME 

Élevée au sein d'une famille unie mais pauvre - qui n'est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d'un pasteur d'un village du nord de l'Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield. Désarmée face à l'indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l'indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l'obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston...

 

Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnes Grey est largement inspiré de l'expérience de gouvernante d'Anne Brontë dans l'Angleterre provinciale de son siècle, tout comme Jane Eyre de sa sœur Charlotte.

Ce que j'en ai pensé: 

Dans ce roman, nous suivons la vie d'Agnès, une jeune gouvernante anglaise du 19e siècle. 

Nous vivons avec elle son quotidien auprès des enfants dont elle s'occupe et des familles dans lesquelles elle vit. 

Les enfants sont affreux et les parents sont pires, parce qu'ils cautionnent et en sont à l'origine. 

Ce roman a eu une résonnance particulière pour moi parce que j'y ai retrouvé du vécu personnel.

Il n'y a pas que dans les riches familles anglaises du 19e que l'on peut assister à ce genre de comportement. 

J'ai été fille au pair dans une famille en Australie et j'en garde le même ressenti. 

Des enfants pourris gâtés insupportables et des parents qui ne s'en rendent pas compte et pour qui tout est normal. Il y a plusieurs situations dans le roman que j'ai connues et je m'y suis retrouvée à 100%.

Quand on s'entend dire d'une petite fille de quatre ans que "si tu ne fais pas tout ce que je te dis je te renvoie dans ton pays avec l'immigration", bon ben ça donne le ton (oui oui, 4 ans..)  

Bref, pour en revenir au roman, il se lit plutôt très vite bien. Par contre, il ne se passe pas grand chose et le rythme est assez lent. Cela ne m'a pas dérangé parce que l'écriture est fluide et facile à lire et qu'il se lit tout seul. 

Il y a aussi un peu côté niais et trop plein de morale et de bons sentiments. Je n'ai pas lu les romans de ses soeurs donc je ne peux pas comparer, mais cela m'a fait un peu penser aux 4 filles du docteur March sur cet aspect un peu trop bons sentiments et Petite maison dans la prairie. 

Une lecture agréable mais pas non plus transcendante. 

 
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 Bien! 

DEFI SAISON 2

Semaine 52 - Livre 52

 

Les Hauts de Hurle-Vent de Emily Brontë 

413 pages  

RESUME 

Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer.

 

La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu'opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour : Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine.

 

La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif. Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs...

Ce que j'en ai pensé: 

Quand j’ai lu dans la préface que ce roman, un classique de la littérature anglaise, était une œuvre magistrale dont « il faudra attendre Conrad et Faulkner pour trouver une méthode de narration aussi complexe », j’ai pris peur. Toujours traumatisée que j’étais par la lecture de Faulkner quelques semaines plus tôt, je me suis dit oh non, encore un livre incompréhensible !  

En fait pas du tout. Soit je m’habitude aux « narrations complexes », soit le livre est tout à fait lisible. Et en plus d’être lisible, il se lit bien, et vite.

Ce roman, c’est l’histoire d’un amour impossible, d’une vengeance familiale, d’une haine à la limite du supportable et d’une méchanceté sans nom.

L’histoire se déroule en Angleterre dans les années 1800, et tout commence lorsque le petit Heathcliff, un jeune bohémien, est recueilli par la riche famille Earnshaw. A la mort du père de famille, Hindley, le fils ainé, devient le maitre de maison et se fait un plaisir de mener la vie dure à Heathcliff. Il est méprisé,  humilié et rejeté. Dans son malheur, Heathcliff résiste, il est amoureux de Catherine, la fille Ernshaw. Catherine est gâtée,  égoïste et nombriliste. Peu importe, il est fou amoureux, et elle aussi. Pourtant, elle en épouse un autre. Heathcliff décide alors de se venger de cette famille ; du frère, de la sœur, et de leurs descendance.

J’ai beaucoup aimé la première partie du roman qui nous montre l’évolution du personnage de Heathcliff. Comment il a grandi, comment il a été méprisé, comment il a aimé, comment il a été rejeté par la femme qu’il aime. L’auteure nous montre l’évolution du personnage et comment d la haine a grandi en lui. Et presque, on le comprendrait, à ce démon.  

La deuxième partie a été oppressante et sombre. J’en ai fait des cauchemars trois nuits successives. La vengeance de Heathcliff est cruelle. Pourtant, il exerce sur nous un envoutement malsain. Personnellement, je ne l’ai jamais complètement détesté, et c’est très déstabilisant. C’est qu’on l’a vu grandir, ce monstre.

J’y ai vu un certain parallèle avec le conte de Monte Cristo (mon roman préféré de tous les temps !), probablement à cause du thème de la vengeance. Les deux personnages n’ont pourtant rien en commun. La vengeance du conte, à son image, est magistrale, pleine de ruse et de finesse. Celle de Heathcliff, à son image aussi, est violente et animale. 

Dans les Hauts du Hurle-vent, au-delà de l’histoire en elle-même et de la noirceur du personnage, l’ambiance proprement dite est très étrange. C’est comme un rêve, ou un cauchemar. Difficile à expliquer, il faut absolument le lire !  

 
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