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Semaine 19- Livre 15

 

 A L'OUEST RIEN DE NOUVEAU

254 pages

RESUME 

« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes… »


Témoignage d’un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l’ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant. Il reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

Ce que j'en ai pensé:  

Enfin un livre qui m'inspire quelques chose, après le désert de ces dernières semaines! 

De base, je ne suis pas une amatrice des romans autour de la première guerre mondiale, mais j'avais été très agréablement surprise par Le chemin des âmes de Joseph Boyden (livre 1 - semaine 1). 

Celui-ci est dans la même lignée. Il montre comment la guerre transforme les hommes. 

Les personnages et le héros sont allemands, mais peu importe, on les aime quand même.

Les conditions de vies, le quotidien et les souffrances sont exactement les mêmes que celles de "notre" camp. Il n'y a aucune différence, les hommes sont les mêmes, les soldats sont les mêmes. 

Les personnages sont de jeunes allemands, même pas 20 ans. Ils se demandent ce qu'ils font là; à qui cette guerre profite, et ce qu'ils deviendront si jamais ils survivent. Et après? Comment retourner dans la vie après vu et vécut tant d'horreur? 

J'ai sélectionné des passages qui représentent l'esprit du roman: 

"Mais d'abord pour moi, tu n'étais qu'une idée, une combinaison née dans mon cerveau et qui a suscité une résolution; c'est cette combinaison que j'ai poignardée.

A présent je m'aperçois pour la première fois que tu es un homme comme moi. J'ai pensé à tes grenades, à ta baïonnette et à tes armes; maintenant c'est ta femme que je vois, ainsi que ton visage et ce qu'il y a en nous de commun. Pardonne-moi, camarade.

Nous voyons les choses toujours trop tard. Pourquoi ne nous dit-on pas sans cesse que vous êtes, vous aussi, de pauvres chiens comme nous, que vos mères se tourmentent comme les nôtres et que nous avons tous la même peur de la mort, la même façon de mourir, et les mêmes souffrances? Pardonne-moi camarade, comment as-tu pu être mon ennemi? Si nous jetions ces armes et cet uniforme tu pourrais être mon frère, tout comme Kat et Albert? Prends vingt ans de ma vie camarade, et lève toi…. Prends en davantage, car je ne sais pas ce que, désormais, j'en ferai encore." 

"- C'est bizarre quand on y réfléchit, poursuit Kropp. Nous sommes pourtant ici pour défendre notre patrie. Mais les français, eux aussi, sont là pour défendre la leur. Qui a donc raison? (...) Nos professeurs, nos pasteurs et nos journaux disent que nous seuls sommes dans notre droit et j'espère bien que c'est le cas. Et les professeurs, les curés, les journaux français prétendent, eux aussi, être seuls dans leur droit. Comment donc est-ce possible?

(..)

- Mais songe que nous sommes presque tous du peuple et en France aussi la plupart des gens sont des manœuvres, des ouvriers et des employés. Pourquoi donc un serrurier ou un cordonnier français voudrait-il nous attaquer? Non, ce ne sont que des gouvernements. Je n'ai jamais vu un français avant de venir ici, et il en est de même de la plupart des français. On leur a demandé leur avis aussi peu qu'à nous.

- Pourquoi donc il  y a la guerre demande Tjaden.
kat hausse les épaules. Il doit bien y avoir des gens à qui la guerre profite."

L'écriture est simple et directe. C'est efficace et poétique, mais souvent déprimant. C'est pourquoi je ne mets que 4 étoiles et pas 5. 

Même si le roman est très court, il est plombe le moral et il ne vaut pas mieux le lire d'un coup! 

J'ai lu La mort est mon métier en semaine 34, dans le même genre et tout aussi intéressant. Si vous aimez l'un, vous aimerez l'autre (notamment pour la vision allemande de la guerre). 

Je conseille, à lire, à découvrir et à offrir! 

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Ma note
Très bien!
Je conseille! 
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a L4OUES

Semaine 34 - Livre 21

 

La mort est mon métier

384 pages



RESUME 

Le Reichsführer Himmler bougea la tête, et le bas de son visage s'éclaira...- Le Führer, dit-il d'une voix nette, a ordonné la solution définitive du problème juif en Europe.Il fit une pause et ajouta : - Vous avez été choisi pour exécuter cette tâche.Je le regardai. Il dit sèchement : - Vous avez l'air effaré. Pourtant, l'idée d'en finir avec les Juifs n'est pas neuve.- Nein, Herr Reichsführer. Je suis seulement étonné que ce soit moi qu'on ait choisi...

Ce que j'en ai pensé:  

Magnifique surprise. 

C'est, je pense, un très grand livre que tout le monde devrait lire au moins une fois. Pour tous les lecteurs, des plus aguerris aux plus occasionnels. La lecture est simple, facile et efficace. 

Je m'attendais à un roman glauque et triste, mais il est fascinant et percutant. 

L'auteur retrace le parcours du chef et créateur du camp d'Auschwitz. Comprendre comment un homme comme les autres, a pu devenir ce monstre absolu qui applique des instructions aberrantes et n'en conçoit pour autant aucun remord.

En réalité, le camp d'Auschwitz arrive très tard dans le roman. Une bonne majorité de l'histoire retrace le parcours du "héros" (si l'on peut dire) avant ce moment, depuis l'enfance. C'est assez fascinant et très bien construit. Les événements se suivent logiquement et on comprend parfaitement comment "Rudolph' devient ce qu'il devient. Pour les français ou occidentaux de l'autre côté de la barrière, il est  facile de juger le comportement des allemands, mais il est très intéressant de voir comment la situation a été perçue, de l'autre côté. 

A L'ouest rien de nouveau, lu en semaine 19 retrace également le parcours de soldats allemands et j'avais déjà été fascinée par ce roman. Il est rare que l'on se penche sur la question et que l'on se demande comment les allemands ont pu être affectés. Il est rare aussi, de les percevoir comme des victimes, de ressentir de la sympathie, de la compassion. Si vous aimez l'un, vous aimerez l'autre. 

En ce qui concerne Rudolph Lang, le personnage du roman (Rudolph Hoess, de son vrai nom), j'admets qu'il m'a parfois fait de la peine. Et oui. Il a exterminé  2.5 millions de personnes, mais j'ai parfois eu de la peine, et parfois même de la sympathie. Au début, surtout. Toute sa vie l'a emmené à devenir ce qu'il est devenu. Il a été façonné d'une certaine façon, depuis son enfance. 

J'ai sélectionné un passage du roman qui résume bien l'état d'esprit de cet homme, et du roman. C'est à la fin, lors du procès de Rudolph. 

"-Vous n’éprouvez donc aucun remords?

Je dis nettement:

- Je n'ai pas à avoir de remords. L'extermination était peut-être une erreur. Mais ce n'est pas moi qui l'ai ordonnée. 

Il secoua la tête: 

- Ce n'est pas ce que je veux dire.. Depuis votre arrestation, il vous est bien arrivé quelquefois de penser à ces milliers de pauvres gens que vous avez envoyé à la mort?

-Oui, quelque fois. 

-Et bien, quand vous y pensez, qu'éprouvez-vous?

- Je n'éprouve rien de particulier.

(....)

-Avez-vous fait quelque chose pour vous libérer de ces horribles fonctions?

-J'ai demandé à partir pour l front avant que le Reichsfuhrer me confiât la mission de liquider les juifs. 

- Et après?

- Après, la question ne se posait plus: J'aurai eu l'air de me dérober. 

- C'est donc que cette mission vous plaisait?

Je dis nettement:

- Pas du tout. Elle ne me plaisait pas du tout. 

Il fit alors une pause, me fixa dans les yeux, écarta les bras et repris:

- Et bien alors, dites-nous ce que vous en pensiez. Comment envisagiez-vous ce genre de tâche? 

Il y eut un silence, tous les yeux étaient fixés sur moi, je réfléchis un moment et je dis: 

- C'était un travail ennuyeux."

Passionnant. 

Je conseille, à lire et à offrir. 

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Ma note: 
Excellent!
Pépite du défi 
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La mort

Semaine 5 - Livre 5

 

LA VENGEANCE DES MERES 

512 pages  

 

"Jim Fergus compose une épopée grandiose mais surtout émouvante et charnelle à travers ces sacrées héroïnes, courageuses et magicienne". 

Lire

"Deux voix mais une seule écriture, légère, énergique à la fois enjouée et grave, et de sublimes portraits de femmes. On a bien fait de patienter."

L'express

"Roman épique au féminin, une leçon de vie". 

Grazia 

 

RESUME 

1875. En dépit de tous les traités, la tribu du chef cheyenne Little Wolf, qui avait échangé mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers, ne tarde pas à être exterminée par l'armée américaine. Quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.

 

Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly. Prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, elles décident de prendre le parti du peuple indien et vont se lancer à corps perdu dans une lutte désespérée pour leur survie...

 

Ce que j'en ai pensé: 

Grosse grosse déception.. 
 
Impossible de parler de ce roman sans mentionner "Mille femmes blanches", le premier volet de la saga .  
Je l'ai lu en décembre et je l'ai vraiment adoré. 
C'est l'histoire de femmes blanches envoyées dans l’Ouest par le gouvernement fédéral américain pour s’installer dans des tribus indiennes et faciliter leur intégration dans la société construite par les colons. 
Ce roman m'avait vraiment fait voyager dans l'ouest américains du 19e siècle. La description des paysages donnait vraiment envie de voyager.
J'avais aussi beaucoup aimé l'histoire, qui met en lumière l'extinction des peuples indiens par l'envahisseur blanc, passage peu glorieux de l'histoire des USA. Pour ceux qui sont intéressés par cette période, le roman est vraiment très intéressant.
 
J'ai eu ma période "indien" avec plusieurs livres qui abordent ce thème dans le défi lecture Le chemin des âmes, Les saisons de la solitude, Dalva, L'or sous la neige. Mais j'ai lu mes préférés juste avant ce défi lecture, "Le fils" de Philipp Meyer, qui est juste incroyable, et "Mille femmes blanches". 
Dans "Milles femmes blanches", j'avais adoré les personnages féminins et le style de narration (l'histoire est en partie racontée à travers le journal de May DODD, le personnage principal). 
Bref, c'était un super livre! 
C'est tout naturellement que j'ai voulu poursuivre en lisant le deuxième volet. 
Il est indiqué que chaque roman est indépendant et peut se lire tout seul, l'un sans l'autre. Je ne suis pas d'accord. 
Autant le premier roman se suffit à lui seul, autant je déconseille de lire le deuxième sans avoir lu le premier. 
Il y a trop de référence et je ne pense pas que l'on puisse l'apprécier sans avoir tout le contexte. 
"La vengeance des mères" n'est vraiment pas aussi bien que "Mille femmes blanches".
Je l'ai trouvé beaucoup plus léger, moins développé, moins intéressant et les personnages moins travaillés. Je n'ai pas toujours trouvé très crédible.
J'aurais peut-être un avis différent si je n'avais lu le premier volet.. 
Il y a un troisième roman mais je ne sais pas si je le lirai.
Ce troisième roman est la suite directe car il n'y a pas de fin dans "La vengeance des mères". Si on veut connaitre le fin mot de l'histoire, il faut lire le suivant "Les amazones". Je n'ai pas été suffisamment emportée pour cela attise ma curiosité. On verra.. 
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Ma note: 
Passable
la vengance des

Semaine 47 - Livre 28

 

Pavillons lointains

1056 pages



RESUME 

Des cimes enneigées de l'Himalaya aux palais des maharadjas, de la Kyber Pass à Kaboul, ce roman retrace les années les plus tumultueuses du rattachement de l'Inde à l'empire britannique au XIXe siècle.

C’est aussi une émouvante histoire d'amour, au-delà des tourments et de la fureur de son époque, celle d'Ash, un jeune Anglais élevé comme un Indien, et de Juli, une princesse indienne déchirée entre raisons du cœur et raison d'État. Et tandis que familles et castes, alliés et ennemis se combattent aveuglément, une civilisation millénaire se précipite vers son destin...

Introuvable depuis de nombreuses années, cette formidable fresque du Raj, dans la lignée d'un Kipling, se devait d'être rééditée.

Ce que j'en ai pensé:   

J'avais ce livre depuis plusieurs mois mais j'avais peur de me lancer à l'assaut de ses 1056 pages. 

J'en avais lu d'excellentes critiques et je savais que ce serait le genre de livre que j'allais adorer, mais le gros pavé a eu raison de moi pendant un certain temps. 

Cette semaine, j'avais envie de me plonger la tête la première dans une grande et belle histoire. De m'y noyer, de m'y perdre. 

Je suis allée farfouiller dans mon stock de livres non lus (je suis une acheteuse compulsive de romans, que j'achète plus vite que je ne les lis!), et j'ai retrouvé cet ouvrage que j'avais presque oublié. Je me suis lancée, c'était le moment. 

Et bien je ne suis pas déçue! C'est une formidable expérience de lecture, dans mon top 3 des meilleurs romans du défi (et meilleurs romans tout court).  

Je suis tombé amoureuse d'Ash, ce formidable héros, comme ça m'est arrivé avec Le Compte de Monte Christo ou de Rehtt Butler (et oui, j'ose la comparaison). Le héros, tiraillé entre son sang anglais et son éducation indienne, a destin incroyable. 

Comment résumer? 

L'histoire se déroule en Inde, en deuxième partie du 19e siècle, et on y suit les aventures d'Aston Akbar Pelham Marty, allias Ashtok. C'est un anglais né et élevé en Inde, qui doit rejoint l'Angleterre dans son enfance pour y suivre une éducation "normale".

Il ne sent pas chez lui en Angleterre, et décide de poursuivre des études militaires pour rejoindre le corps des guides, un régiment d'élite de l'armée britannique indienne. Jamais vraiment chez lui, il cherche sa place dans tous le roman. Il se sent étranger parmi les anglais, et il n'est jamais vraiment accepté par les populations autochtones, méfiantes à l'égard des envahisseurs anglais. 

C'est un formidable roman d'aventure, de guerre, d'espionnage, d'amour.. un vrai voyage ethnographique au cœur de l'Empire colonial britannique. .. un véritable choc des civilisations en Inde au 19e siècle, entre chrétiens, musulmans, hindou et des dizaines de tribus aux langues et coutumes différentes. On y voit l'Inde coloniale, l'Inde des Maharadjas, des montagnes de l'Himalayas jusqu'au Pakinstan, Afghanistan,dans les cours royales, dans les camps militaires. La fresque historique est extrêmement bien documentée, très riche et intéressante. 

C'est un maelström de péripéties, de détails historiques, politiques, géographiques, avec des personnages forts et attachants. 

C'épique, romantique, émouvant. 

Parfait. 

La fin du roman est plus complexe, plus politique (guerre entre l'Angleterre et l'Afghanistan), mais elle est aussi... WAHOO. L'auteur se renouvelle, le roman change d'angle, change d'émotion, de style. 

Les 100 dernières pages sont à couper le souffle (et oui carrément). Pour ceux qui ont vu La chute du Faucon noir de Ridley Scott, c'est exactement ça. 100 pages d'une bataille bouleversante, d'une poignée d'anglais encerclés par des milliers d'Afghanistan, assaillis de toute part.. c'est horrible, et magnifique. Le roman se termine en apothéose et le récit de la bataille est d'une précision digne d'un reporter de guerre, violent et anxiogène. 

J'ai été triste de terminer le livre et de quitter Ash, le retour à la réalité est difficile, je n'ai pas envie. Je voudrais presque recommencer la lecture. 

C'est pour vivre ce genre d'expérience que je lis, et c'est ce que j'attends en débutant chaque nouveau roman. 

Se noyer, se perdre, partir loin. Tomber amoureuse, d'un pays, d'un personnage, d'un univers. Oublier tout le reste, et être triste quand vient la fin. 

Livre bouleversant que je conseille vraiment. Indispensable, à découvrir, à lire et à offrir! 

N'ayez pas peur des 1046 pages, elles se tournent toutes seules. 

 

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Ma note: 
Excellent!
Pépite du défi 
5 - 5.PNG
pavillons lointain,s

Semaine 18 - Livre 20

 

LE CHANT D'ACHILLE

480 pages

" Impossible de lâcher ce livre. Toute la sauvagerie et le frisson de l'Antiquité. " 

Donna TARTT

" Éprise de ses personnages, l'auteure ramène à la vie les statues antiques. Et l'on sort de son livre avec une grande envie de se replonger dans Homère. " 

Le Monde

« Un roman d'apprentissage subtil et plein de fureur. » 

Alexandre Fillon, Lire

« Chez Madeline Miller règne une grâce singulière et ténue, entre frénésie politique et intimité de l'amour. » 

Télérama

« C'est un livre remarquablement bien écrit, bien traduit, qui donne à voir la Grèce antique, ses paysages, ses mythes, les mœurs de ses habitants. » 

Transfuge



RESUME 

Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu'Achille est solaire, puissant, promis à la gloire des immortels. Mais, grandissant côte à côte, un lien se tisse entre ces deux êtres si dissemblables.


Quand, à l'appel du roi Agamemnon, les jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l'un et la colère de l'autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre... Au risque de faire mentir l'Olympe et ses oracles.

Ce que j'en ai pensé:   

Patrocle, jeune prince fluet et peu estimé  par son père est exilé auprès du roi Pelée, après avoir tué un autre garçon par accident.  Contre toute attente, Achille, fils de Pelée, va choisir Patrocle pour compagnon. C'est alors le début d'une fusionnelle histoire d'amour et d'amitié entre les deux jeunes hommes.  Les deux garçons sont très différents, Patrocle autant introverti et renfermé qu'Achille est solaire et tourné vers les autres.  

 

La première partie du roman est consacrée aux deux jeunes garçons, à leur belle relation, leur apprentissage de la vie.  Je me suis un peu ennuyée dans cette partie là, que j'ai trouvé un peu trop niaise et prévisible. Trop contemplatif à mon goût.

 

Plus tard, les choses sérieuses commencent enfin avec le début de la guerre de Troie. Cette seconde partie est beaucoup plus intéressante à mon goût.

 

J'ai retrouvé les personnages et les ressorts que j'avais adorés dans Troie (le film, parce que je n'ai pas lu l'Iliade). Des personnages haut en couleur et très forts, Achille, bien entendu, mais aussi Ulysse, Agamemnon, Ménélas, Hector, Priam.  De la guerre, de la politique, de la mythologie, tous les ingrédients pour une histoire passionnante.

 

Oui sauf que je suis restée un peu sur ma faim. J'avais sans cesse le film en tête. C'était un peu frustrant parce que j'ai adoré le film et que le livre n'était pas à sa hauteur (bon, il faut dire que c'est un film que j'adore). J'étais sans cesse dans la comparaison et c'était un peu (beaucoup) agaçant.

Le fait aussi, de déjà connaitre l'histoire et de savoir ce qu'il va se passer, cela enlève de la magie.

 

Je n'ai pas ressenti grand chose, je pense être passé à côté de ce roman.

 

Enfin bon, j'ai quand même bien aimé cette seconde partie du livre. J'ai trouvé la relation de Patrocle et Achille de plus en plus belle. Les tragédies augmentent l'intensité du roman et de leur belle histoire. Je suis sortie de la platitude émotionnelle à la fin du roman, qui est très forte et très belle.

 

A découvrir.

 

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Ma note: 
 Bien! 
le chant d'achille

Semaine 2 - Livre 3

 

MAHARAJAH

480 pages

 

RESUME 

La disparition d'un écrivain à Calcutta au XIXe siècle marque le début d'une passionnante aventure au pays des temples et des maharajahs

Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l'écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaitre dans les profondeurs de la jungle.

L'armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d'un jeune officier, William Avery. C'est le début d'une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont découvrir une incroyable conspiration.

Un vrai roman d'aventures à suspense, qui tient à la fois du thriller historique et du voyage initiatique, un duo de personnages inoubliables : vous ne lâcherez pas Maharajah.

Ce que j'en ai pensé:   

J'ai commandé ce roman juste après avoir lu Pavillons lointains, que j'ai vraiment ADORE. 

 

Maharajah est un roman d'aventure qui se déroule en Inde au 19e siècle.

Nous y suivons les aventures du jeune et naïf héros, William Avery, dans ses aventures auprès d'un ancien soldat aguerri mais désabusé, Jeremiah Blake, à la recherche d'un poète non conventionnel et déjanté. 

Le roman mêle complot politique et économique pour la domination de certains territoires indiens par les anglais.  

Une idée de départ un peu farfelue, un duo d'enquêteurs un peu cliché, des scènes parfois peu crédibles.. 

Allez, peu importe, on lui pardonne. 

J'ai lu les 480 pages en 3 jours, c'est que le roman est très bien malgré tout.

Passé la déception d'avoir un livre un peu léger, il se lit très bien et j'ai passé un agréable moment. 

 

Ce n'est pas le livre du siècle, mais je recommande quand même. Parfait pour ceux qui veulent s'offrir un voyage à l'époque de l'inde coloniale, en légèreté et sans prise de tête (Pour une immersion plus profonde et complexe, Pavillons lointains, à lire absolument!) 

 

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Très bien!
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Maharaja

Semaine 49 - Livre 49

 

HAMNET 

Maggie O'Farrell

480 pages

 

 

RESUME 

Un jour d'été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l'aide car aucun de leurs parents n'est à la maison...
Agnes, leur mère, n'est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.
Porté par une écriture d'une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O'Farrell est la bouleversante histoire d'un frère et d'une sœur unis par un lien indéfectible, celle d'un couple atypique marqué par un deuil impossible. C'est aussi l'histoire d'une maladie " pestilentielle " qui se diffuse sur tout le continent. Mais c'est avant tout une magnifique histoire d'amour et le tendre portrait d'un petit garçon oublié par l'Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.
 

Ce que j'en ai pensé:   

Roman consacré au jeune fils de William Shakespeare, Hamnet, (probablement) mort de la peste alors qu'il n'avait que onze ans. 

Si le roman nous fait entrer dans l'intimité et le cercle familial du dramaturge, celui-ci n'est pour autant jamais cité. Dans cette histoire, il n'est qu'un personnage secondaire et absent. Il n'est que "le père" "le mari" ou encore "le fils". 

Homme absent du domicile familial et qui fuit le quotidien, c'est sans lui que la vie suit son court. Agnès, son épouse, gère la maison et les enfants. Agnès, quel fabuleux personnage! Pour moi, le héros de ce roman, ce n'est ni Shakespeare, ni même Hamnet, mais c'est bien elle. Agnes. 

Femme atypique pour l'époque, elle a un esprit libre, créatif et divinatoire. Avec sa curieuse façon de voir le monde, elle en voit tous les détails et la beauté. Elle se moque bien du regard des autres, se moque d'être qualifiée de "sorcière" parce qu'elle est à l'écoute de la nature, qu'elle passe ses journées dans la forêt, qu'elle parle à ses abeilles et qu'elle fabriques des remèdes à base de plante.

C'est une femme entière et dévouée à ceux qu'elle aime. Agnès ne s'interdit jamais d'être elle-même, elle est centrée sur l'essentiel.

A travers son personnage, il se dégage du roman une sensation de douceur et de poésie, une force tranquille et apaisante. 

 

Et puis l'histoire tourne au drame avec la mort du jeune Hamnet. Le roman devient alors l'histoire du deuil de cette mère qui n'a pas su sauver son fils. Malgré ses plantes. Malgré son savoir. Malgré une vie à s'occuper des autres. 

Son mari fuit une nouvelle fois et la laisse seule avec son chagrin et sa culpabilité. Il la laisse avec la vie qui continue et ses filles bien vivantes qui ont besoin de leur mère. Un jour après l'autre, un pas après l'autre. 

L'auteur nous touche en plein cœur, avec ses mots si justes et si beaux. 

Une jolie bulle de douceur, malgré l'histoire tragique. 

 Je conseille.

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HAMNET

Semaine 51- Livre 51

 

CE QUE MURMURE LE VENT  

Amy Harmon

512 pages

 

 

RESUME 

New York, 2001. Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque… Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au coeur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du xxie siècle doit tout réapprendre. Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ? Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale.

Ce que j'en ai pensé:   

Magnifique roman, avec de l'Histoire, de la découverte, du voyage, de la magie, et de la romance. 

Mon petit cœur fleur bleue et mon esprit très curieux ont tous les deux été comblés par ce très beau roman plein de douceur. 

New York, 2001. Anne vient de perdre son grand-père, celui qui l'a élevée et lui a transmis la passion des histoires, faisant d'elle  une écrivain célèbre. Avant de mourir, il lui fait promettre de répandre ses cendres en Irlande, sur le lac bordant l'ancienne propriété familiale. A sa mort, Anne traverse donc l'Atlantique pour respecter la dernière volonté de son grand-père. Elle trouve le lac et loue une barque pour y jeter ses cendres. C'est alors qu'un phénomène magique et mystérieux se produit. Anne se retrouve sur ce même lac, en 1921.  elle se trouve entourée de ses ancêtres et tout le monde semble la prendre pour Annie, son arrière-grand-mère disparue lors de l'insurrection de 1915. 

De la magie d'abord, avec ce retour dans le passé, qui m'a fait beaucoup pensé à Outlander (que je n'ai pas lu mais j'ai vu la série).

De prime abord, je ne suis pas forcément fan de ce côté "science-fiction", mais c'est très bien tourné et rend l'histoire vraiment magique et mystérieuse. J'ai beaucoup aimé cet esprit de magie et de mystère qui ressort du roman. Nous n'aurons pas d'explications, et au final peu importe le pourquoi et le comment.  

De l'Histoire ensuite. Celle de l'Irlande des années 1916 et suivants, avec le conflit pour l'indépendance ( acquis en 1922), puis la guerre civile qui a suivi. Je ne connaissais pas grand chose de cette période et j'ai trouvé l'histoire très intéressante. Avec Annie, nous vivons les évènements clefs de la lutte pour l'indépendance de l'Irlande auprès de personnages célèbres et c'est fascinant. En effet, certains personnages ont réellement existés et cela rend l'intrigue plus captivante et plus prenante.

De la découverte aussi. Pour une période de l'Histoire, mais aussi pour un pays, une culture, des paysages. C'est un joli voyage que nous propose l'auteur. 

Et de la romance. Evidemment. Magnifique histoire d'amour. Juste ce qu'il faut de mièvrerie pour être beau sans être ridicule. 

Des personnages très attachants et attendrissants. 

Une fin captivante, je n'ai pas pu décrocher le roman. 

Je conseille sans hésiter! 

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murmure le vent
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Ma note: 
Excellent!
Pépite du défi 
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